Images e-commerce : le levier “facile” à ne pas sous estimer

Soyons honnêtes : sur un site e-commerce, les images font vendre… mais elles peuvent aussi plomber la vitesse, flinguer le SEO et rendre vos pages inutilisables sur mobile. Et souvent, ça se joue sur des détails simples : un mauvais format, un alt absent, une image héro en 4000px, un zoom qui charge 12 Mo. On cherche des images qui aident l’utilisateur et qui laissent Google comprendre, indexer, et afficher vos pages. Sinon, c’est du bruit.

Dans ce guide, on fait simple : on parle de ce qui compte vraiment pour vos images sur votre site e-commerce, les bonnes pratiques Google, et une checklist que vous pouvez appliquer dès aujourd’hui. Si vos images continues de plomber la vitesse de votre site, vous pouvez toujours passer par une agence SEO pour commander un audit de vos pages et voir ce qui ralenti les vitesses de chargement de vos pages.


Optimisation des images sur un site ecommerce

Toute page est créée pour un objectif. Et tant que tu n’es pas clair sur le “pourquoi”, tu risques d’empiler des visuels qui remplissent l’espace sans aider réellement. La première étape, c’est de comprendre le but de la page, et les pages de votre site devraient être créées pour aider les clients de votre site e-Commerce.

Sur une fiche produit optimisée sur un e-commerce, une image doit au minimum :

  • réduire un doute (taille, matière, rendu, usage réel),
  • guider un choix (différences entre variantes, détail technique, compatibilité),
  • rassurer (preuve, qualité perçue, contexte).

Si une image ne coche rien de tout ça, elle a un coût (poids, distractions, scroll) sans bénéfice. Et c’est rarement une bonne affaire.

Mais surtout une image e-commerce sert à 3 choses (et si elle ne fait aucune des 3… on la retire)

  1. Aider à choisir (conversion) : Une bonne image produit répond à des questions : taille, matière, usage, détails, rendu réel.
  2. Aider Google à comprendre (SEO) : Google ne “devine” pas : il s’appuie sur le contexte, le HTML, le texte alternatif, les légendes…
  3. Ne pas ralentir la page (performance) : Si votre image principale met 4 secondes à s’afficher, c’est elle qui décide de votre ressenti de vitesse (et souvent du LCP). Google explique comment mesurer et optimiser les Core Web Vitals, dont le LCP.

Google peut analyser une image, mais il s’appuie énormément sur ce que vous lui donnez autour : la manière dont l’image est intégrée, le contexte, et les signaux textuels. C’est exactement pour ça que Google insiste sur les bonnes pratiques d’images : rendre les images accessibles, compréhensibles, et bien “présentées” aux robots. 

Concrètement, trois choses font une différence immédiate :

Une photo produit posée au milieu de nulle part, sans texte autour, sans info produit, c’est un peu comme une vitrine sans étiquette. Si l’image illustre un bénéfice (“tissu respirant”, “finition brossée”, “assemblage sans outil”), dites-le aussi dans le contenu.

Le Alt text : ce n’est pas un champ SEO magique, c’est d’abord une info utile (accessibilité + compréhension). préférez donc “Chaussure de running homme noire, semelle épaisse, vue de profil” à “chaussure running pas cher homme livraison rapide”.

On doit décrire l’objet, ou l’image et pas retranscrire une requête cible.

Pour ce qui est du nom du fichier, préférez un nom clair et compréhensible de ce que représente l’image, par exemple : basket-cuir-noir-homme.jpg > IMG_4837.jpg

Un site e-commerce a tendance à avoir beaucoup d’images (ou des images générées/chargées de façon complexe), entre les déclinaisons produits, la multitude de fiches produits… Opter pour un sitemap dédié pour les images peut aider Google à les découvrir.

Sur beaucoup de sites e-commerce, l’élément le plus lourd au chargement… c’est l’image principale (bannière ou première photo produit). Et c’est précisément ce type d’élément qui pèse sur les Core Web Vitals.La majorité des pages e-commerce lentes le sont pour une raison simple : les images sont trop lourdes (ou mal servies).

  • Une image principale (bannière / première image produit) beaucoup trop lourde = un LCP en vrac
  • Pas de dimensions réservées (width/height) les images font “sauter” la mise en page en se chargeant, ca dégrade la stabilité = n CLS qui s’alourdit
  • Lazy-load sur une image au-dessus de la ligne de flottaison = est parfois contre-productif

Google recommande d’utiliser des formats compatibles, et surtout d’optimiser la vitesse/qualité.

Les images sont à uploader sur votre site à la taille à laquelle elles vont être affichées : il est inutile de mettre une image en 600x600px si elle est affichée en 200x200px !

Côté format, nous vous conseillons, si vous le pouvez, d’utiliser des images au format .webp : création de Google, ce format permet de conserver la qualité originale de l’image tout en compressant son poids, et donc d’avoir des images légères et de bonne qualité sur votre site. Le seul point négatif de ce format ? Tous les CMS ne le supportent pas encore nativement ; c’est notamment le cas de WordPress (et donc de WooCommerce pour la partie boutique en ligne) ou de Magento, qui nécessitent des plugins supplémentaires pour utiliser le .webp.

Il est à noter que le format .svg est également une bonne alternative puisque celui-ci assure que l’image sera toujours de bonne qualité sans peser lourd.

Pour la visibilité, on pense souvent “Google Images”. Mais pour un e-commerçant, la vraie victoire, c’est : je rank + je convertis.

  • Photos cohérentes (angles, éclairage, échelle)
  • Zoom / détails (matière, finitions)
  • Mise en situation (usage réel)
  • Variantes claires (couleurs, tailles)
  • Visuels uniques (pas 100% banques d’images)

Petit test simple : est-ce qu’un concurrent peut copier/coller votre page (visuels inclus) sans perdre grand-chose ? Si oui, votre visibilité et votre conversion seront toujours fragiles.

C’est la base de la relation client ! Vos photos doivent évidemment montrer le produit sous plusieurs angles, mais en plus de ça quelques solutions existent pour donner vie à vos produits. N’hésitez pas, par exemple, à sélectionner les images où vos produits sont en action.

Par exemple, si vous vendez du thé : prenez des photos d’une tasse où le thé infuse ! Si encore vous vendez des vêtements, prenez des photos portées. Vous vendez des services ? Essayez de prendre des photos de vos clients qui en profitent.

Ces photos en action sont bien plus vendeuses : l’utilisateur a un cas concret d’utilisation, peut mieux se projeter sur le produit en question, et l’esthétique y est souvent mieux soulignée que dans une photo de présentation sur fond blanc classique.

Le zoom est un élément essentiel à faciliter pour l’utilisateur, puisqu’il lui permet de voir le produit au plus près : matière, détails? Tout peut être observé comme si le produit était devant lui voire entre ses mains. Ici, vous devez donc choisir le bon équilibre entre le poids de votre fichier (sur lequel nous reviendrons plus tard) et la qualité du rendu visuel de celui-ci. En général, on considère que la taille minimale pour pouvoir observer les détails de l’image sans zoomer est de 1000 x 1000 pixels, tandis que 2048 x 2048 pixels est la taille maximum nécessaire pour l’utilisation du zoom. Au-delà, la taille de l’image devient superficielle et pourra poser problème à la bonne optimisation de la rapidité de chargement.

  • Google Search Console : performances (y compris Google Images selon configuration), pages/queries qui amènent du trafic
  • Rapport Core Web Vitals dans GSC : pour voir où ça coince
  • Mesure et optimisation de la vitesse de votre site et des core web vitals : si votre LCP ou votre CLS alourdissent le temps de chargement de vos pages, optimisez le poids ou le format de vos images
  • Rapport GA4 : engagement sur fiches produits, scroll, events de zoom/galerie (si vous les trackez)

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